Pourquoi aller voir l’expo sur le Douanier Rousseau au Musée d’Orsay?

Exposition « Le Douanier Rousseau, l’innocence archaïque », du 22 mars au 17 juillet 2016

Toutes les informations sur cette exposition sont sur CITIBREAK

 

Le Musée d’Orsay consacre une grande rétrospective au plus atypique des peintres de la modernité, Le Douanier Rousseau. Voici une très belle exposition à ne pas manquer.

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Sa carrière tardive et singulière, a fait de cet autodidacte, un ovni dans le monde artistique encore très classique de la fin du XIXe siècle et un “père de la modernité” pour les artistes d’avant-garde. Un modèle de peintre à part qui transpose le monde des artistes académiques dans son propre univers, original et rêveur. Et c’est en échappant volontairement à toutes les contraintes de perspectives dans ses tableaux, que le Douanier Rousseau est devenu le peintre reconnu qu’il est aujourd’hui.

Avec une centaine de pièces (huiles, documents d’archives) disposées sur 1.000 m², l’exposition propose une « déambulation libre » à la découverte de l’univers de ce peintre naïf.

Au programme, 60 % de tableaux exécutés par le Douanier Rousseau et 40 % par des artistes antérieurs, contemporains ou postérieurs. Des « confrontations détonantes, des primitifs italiens aux surréalistes » qui séduiront autant les adultes que les enfants.

 

BIOGRAPHIE DU DOUANIER ROUSSEAU

Henri Rousseau, dit le Douanier, est né à Laval en 1844, il ne brille pas dans ses études, qu’il abandonne rapidement. D’abord employé par un avoué, il effectue ensuite son service militaire. C’est là qu’il trouvera l’inspiration pour prétendre qu’il a pris part à l’expédition du Mexique.

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Photo de Henri Rousseau

 

Après sept années dans l’armée, il travaille à l’octroi de Paris (administration percevant un impôt sur certaines denrées, à l’entrée de la ville), où il trouve son surnom de “Douanier”. Il commence alors à s’adonner à la peinture et expose ses oeuvres dès 1886, au Salon des Indépendants.

Par ses toiles particulièrement originales, et malgré les moqueries, il gagne peu à peu sa place dans le cercle des artistes. Il se lie d’amitié avec Alfred Jarry, qui fait paraître un article plein d’éloges au sujet de sa toile allégorique, la Guerre (1894).

Le Douanier Rousseau obtient une réelle reconnaissance vers 1905, lorsqu’il est invité par les fauves au Salon d’automne. On admire surtout la qualité de ses compositions et des coloris qu’il emploie, autant dans ses paysages ou vues (l’Octroi, 1890), ses scènes quotidiennes, ses portraits, ses natures mortes que dans ses célèbres jungles exotiques (le Lion ayant faim, 1905 ; la Charmeuse de serpent, 1907).

Totalement autodidacte, le Douanier Rousseau présente une peinture dite “naïve”, qui inspirera, entre autres, Picasso et Léger.

Il meurt en 1910 des suites d’une gangrène de la jambe à l’hôpital Necker à Paris. Ses amis étant absents, sept personnes seulement suivent son cercueil jusqu’au cimetière de Bagneux où — sans le sou — il est inhumé dans une fosse commune.

 

Pour en savoir plus sur le Douanier Rousseau vous pouvez cliquer sur WIKIPEDIA

Toutes les informations sur l’exposition sont sur CITIBREAK

 

 

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